Allé ton Polo

Cas to lé reins

Roulé bouzé

Bouzé roulé

(Les souvenirs d'un secouage des neurones à Polo ou ce qu'il en reste)

 

 

 

 

LIVRE 2 : L'ENFANT DE TROUPE

 

Petites saynètes de ma vie à l'usage de mon fils

et pour ceux qui voudront bien les lire

été 2004

(Get ene zoizo à pé aller dans linivers) le séga Vanité de Natty Jah

 

À Christophe et à Teddy, Marie-Ange, Bernard et François sa soeur et ses frères.

et aux petits-enfants : Quentin, Sarah, et à venir

 

 

L'ÉCOLE MILITAIRE PRÉPARATOIRE TECHNIQUE

LE MANS (SARTHE)

 

 

Vue aérienne de l'école

Le chant des enfants de troupe   celui que je chantais

 

File written by Adobe Photoshop® 4.0

1959

Agrandissement d'une photo noir et blanc que ma mère a fait colorée à Melun


I. Le temps des enfants de troupes.

Nota et remerciement : la plupart des photos sont tirées du très beau site de Mougeot (LM 58-63) à qui je dédie ce chapitre ;

"Merci Mougeot du travail réalisé qui fait et rend honneur aux Enfants de Troupe que nous sommes toujours."

Le site actuel est à l'adresse Web suivante : http://papy.mougeot.free.fr/

Les photos de ma classe m'ont été transmises par Quenivet Jacques dit Quénio's (appellation de Serisbif notre professeur « berrurien » de français). 
Quénio's est l'historien de notre promotion AET-AM qu'il en soit remercié ici.

Maquette de l'EMPT Le Mans

 

 

ÉCOLE MILITAIRE PRÉPARATOIRE TECHNIQUE 1947-1985

10° Promotion 55-60 (octobre 54-juillet 61) "Coeur généreux-Bras courageux"

 

 


II.Le début et l'arrivé au Mans

Le grand frère d'un camarade de classe Ada, je ne sais plus son prénom, était au Prytanée de la Flèche, il était venu à l'école chercher son frère en uniforme et m'avait expliqué ses études. Le jeune Ada voulait aussi y aller, nous avons donc passé le concours ensemble. M Thiébault le directeur de l'école nous y a fortement encouragé ; il se rendait bien compte que c'était là notre chance.

En mai ou juin 1954, je vais passer le concours d'entrée aux Écoles Militaires Préparatoires dans une des nombreuses casernes de Metz. Nous étions trois ou quatre candidats, je ne me rappelle que le sujet de Français : « une séance de cinéma ».

Pour quelles raisons ais-je été reçu à l'École Militaire Préparatoire Technique du Mans plutôt qu'à La Flèche ? C'est certainement mon père qui a choisi lors de l'inscription, je n'avais que 12 ans à l'époque.

Début octobre, mon père m'accompagne au Mans pour la rentrée scolaire 1954-1955 nous passons par Paris où il m'explique le système du métropolitain pour aller de la gare de l'Est à la gare Montparnasse et l'inverse.

De mon arrivée au Mans à l'École Militaire Préparatoire Technique (EMPT), je n'en ai gardé qu'un vague souvenir, le magasin d'habillement où je touche mon paquetage avec ses diverses tenues d'Enfant de Troupe et ma valise en carton bouillie.

infirmerieVisite médicale d'entrée, le dentiste décide de m'enlever une dent qui est bizarrement implantée dans ma mâchoire supérieure. Cela remonte aux temps des bonnes soeurs, celles qui m'ont fait grossir : en balayant l'escalier je suis tombé sur le manche de la balayette. Pan ! les dents de lapin toutes neuves sont remontées dans la gencive, l'une a bien voulu repousser, mais l'autre est restée en haut, coincée par la première qui a pris la place et la taille.

Le dentiste me garde à l'infirmerie, puis opération à l'hôpital du Mans ; je commence bien le trimestre avec 8 jours de retard (ça devient une habitude de manquer les débuts de classe !).

 

Ayant manqué les préliminaires et présentations, je suis perdu dans mes habitudes de bon écolier n'ayant qu'une classe et qu'un Maître d'école ; je me retrouve avec plein de professeurs et des salles de classe différentes. De plus « maman » me manque et la nuit quelques larmes coulent en silence : les futurs copains sont là et l'on a sa petite fierté.

Nous sommes regroupés par batterie et par sections (n'oubliez pas que l'encadrement est militaire) de 30 élèves, je suis en 5°2 la classe avec l'option langue : Allemand.


III.La vie quotidienne

La chambrée, un dortoir sans chauffage, avec pour chacun des 30 élèves un lit en fer, une paillasse, 2 draps, un polochon et deux couvertures, un tabouret et un petit cassier en bois. Les lavabos avec eau froide seule ressemblent aux abreuvoirs et à coté les urinoirs. Les WC, des  "tinettes", sont dans la cour. Les tinettes : bâtiment surélevé avec des cuvettes trouées sous lesquels se glissent des récipients « les tinettes ». Il fallait prendre ses précautions pour ne pas y aller en pleine nuit.

Les rassemblements en rangs, le pas cadencé appris en premier pour se déplacer dans l'école et dans la ville. Le réfectoire, nos couverts numérotés (1904 mon numéro) que l'on range dans un casier. La table de 10 élèves où nous prenions le carburant nécessaire à notre jeunesse. Les cuisines modernes et neuves devaient nourrir en un seul service les 1000 élèves que nous étions en cette année 1954. La nourriture a été acceptable, nous ne sommes pas mort de faim, mais il nous reste quelques souvenirs mémorables ; Lorrain élevé aux poisons d'eau douce, quelle n'a pas été ma déception de découvrir les poissons de mer en poisson urine, j'ai mis longtemps pour en remanger. Je me souviens aussi d'une année pendant laquelle nous avons eu le midi : haricots verts, le soir : petits pois et le lendemain pour changer petits pois le midi et haricots verts le soir. C'était la boîte de 5kg vidée dans la marmite et réchauffée. J'exagère juste un peu, mais toujours est-il qu'encore maintenant je ne cours pas après ces boîtes. Le dimanche soir : épinard et uf trop dur sentant par une cuisson prolongée l'H2S, la purée de pois cassés mal cuite, ce sont les mauvais souvenirs. Pour les bons c'était les frittes, le rab de nouille et pour moi les pieds de porc panés, sans oublier les fonds des boîtes de purée de marron J'en salive rien que d'y penser.

Un autre désagrément qui a été « spectaculaire » je n'ose le dire : ce fut un samedi soir, le plat principal était : hachis Parmentier qui habituellement était bon. Pendant cette nuit, la plupart des élèves se réveillent avec des crampes intestinales et rappelez-vous, les tinettes sont en bas dans la cour, mais plus de 500 élèves se précipitant au même moment aux WC, beaucoup n'y sont pas arrivés et impossible d'attendre la queue, alors imaginez l'état du casernement le dimanche matin et le boulot pour tout remettre en l'état avec les gas encore malades N'ayant pas été malade la nuit je suis parti au temple protestant le dimanche matin pour échaper à la corvée mais de retour le mal et la corvée m'ont rattrapé l'après midi. L'origine nous fut donnée  par la suite: le médecin chef avait mis une purge dans la nourriture ; bon croyez-le si vous le vouliez, mais les Salmonelles ne devaient pas être loin.

Nous avions institué au réfectoire, une formule de partage tournant. Nous étions toujours à la même table de 10 ; chacun son tour servait ou coupait les parts et se servait en dernier et le lendemain on tournait d'un cran. Nous avions inventé le partage équitable. Les seules bousculades arrivaient quant, on faisait « suisse sur le rab ».

Le « rab » était un reste des cuisines qui arrivait au réfectoire, certain était très attendu type frites nouilles à la tomate ou boîte de crème de marron etc

« Faire suisse » expression désignant une bande de morfales (affamés) se précipitant sur un plat ; premier arrivé = premier servi.(Où sur une simple part qui restait orpheline 1 seconde au maximum)

 

La triple associée (TABDT).

Je laisserais un de nos anciens J. Martine (LM49) vous conter «  La piquouze » tirée du bulletin des AET :

« La première année, l'épreuve se déroulait en trois temps ; trois vendredi de suite, si ma mémoire est fidèle Les futurs vaccinés, je n'ose dire victimes, devaient se présenter à l'infirmerie à jeun. Le petit déjeuner était ces jours-là exceptionnellement copieux pour les autres. Le trajet aller se faisait en colonne par trois, tandis que le retour se faisait en ordre dispersé et tant bien que mal. Rares étaient ceux qui souhaitaient s'attarder ; le chemin vers le lit était le plus direct possible Sur place, la procédure était simple. Les impétrants étaient appelés par groupes de dix et invités à se mettre torse nu dans la salle qui servait de vestiaire. Puis venait l'étape suivante en position assise, sur un banc et toujours par dix. La première intervention était anodine ; elle consistait en une rapide application d'éther ou d'alcool sur la zone qui allait servir d'objectif . La responsabilité en était confiée à un badigeonneur sans qualification précise. Puis arrivait la première difficulté du parcours, au cours de laquelle une aiguille était plantée, dans chacun des dix dos en attente, par une personne qui avait en principe atteint la qualification minimale d'aide infirmier. L'acte suivant, parfaite ment médical, était l'affaire du médecin chef, de l'un de ses adjoints ou de l'infirmière en chef. Celle-ci n'était ni très jeune ni très avenante. Nous l'appelions pour cette raison " La Gueun's " ; elle n'était pas pour autant la plus maladroite. Il s'agissait alors pourvu que la main ne tremble pas! de procéder à l'ajustement de la seringue, qui contenait le nombre nécessaire de doses, sur les dix aiguilles en attente successivement et d'injecter chaque fois la dose convenable.

L'étape finale était normalement le rhabillage, suivi du retour à la chambre. Mais il arrivait qu'une étape supplémentaire soit nécessaire, pour ceux dont l'esprit s'était un peu égaré en cours de processus. »

C'était toujours 5 ans après la même « Gueun's » et le même cheminement pour les pauvres victimes que nous étions. Et à jeun jusqu'au dimanche midi ou nous prenions un horrible bouillon.

 

La première permission de Noël, retour tout seul comme un grand, je traverse Paris avec File written by Adobe Photoshop® 4.0d'autre Lorrains (JP Vieillot Nancéens de ma classe, parmi les autres) Mais gare de l'Est le train est doublé, il se coupe à mi parcourt vers Nancy et vers Metz nous ne faisons pas ce bout de trajet ensemble. Arrivé à Metz, fierté de ma mère, les yeux rougis et qui voit au bout d'un trimestre son petit homme dans l'uniforme des Enfants de Troupe. Je fais le tour des anciens copains d'école et de la bande, le baisé d'Anita dans le couloir près des caves. La fête de Noël au temple et en famille et la photo souvenir prise près de la gare de Metz par le photographe de rue.

Et sans oublier d'aller, faire signer sa permission à la gendarmerie la plus proche ou le jeune gendarme de service, regarde 4 fois la permission avant de me demander des explications. J'étais le 1° enfant de troupe qu'il voyait. L'histoire à dû faire le tour de la gendarmerie car par la suite j'étais toujours reçu avec le sourire.

 

Ma première carte d'identité

 

Je ne vous raconterais pas l'historique des écoles d'enfants de troupe, allez avec votre moteur de recherche préféré sur le Web (le réseau internet) : tapez AET (ancien enfant de troupe)  ou EMPT ou EMP et vous trouverez des sites qui ont fait cette présentation mieux que je n'aurais su le faire ; soyons fiers de leur travail. (: http://papy.mougeot.free.fr/ dans traditions vous y guidera fouillez fouillez vous trouverez! )


IV.Les études

Le Service du Matériel de l'armée française ayant décidé de former le plus tôt possible ses cadres techniques s'est fortement impliqué dans la qualité de l'enseignement des EMPT. La diversité des formations allait des CAP au concours d'entré à l'école d'ingénieurs des Arts et Métiers puis après mon départ une corniche pour Saint-Cyr.

Pour mémoire, rappelons que l'E.M.P.T. du Mans a reçu 35 promotions de la 1946-1950 à la 1981-1987 et formé 7 000 élèves, 6% ont réussi une Grande École :

210 ingénieurs Arts et Métiers ;

5 Polytechnique ;

117 Saint-Cyr ;

10 l'École Naval ;

38 l'École de l'Air ;

10 l'École Nationale Supérieure des Ingénieurs des Études et des Techniques d'Armement; et quelques élèves seront reçus au concours d'entrée de l'École du Service de Santé des Armées.

C'était la meilleure école du Mans et sur le plan sportif de l'Académie nous n'avions comme concurrent que le Prytanée Militaire de La Flèche.

Les journées débutaient par le réveil à 6h30 au son des trompettes de cavalerie le dimanche et les jours fériés compris. Le chef de section venait vérifier, certain en hurlant et en ouvrant en grand les fenêtres surtout en hiver, « Sadisme » vous avez dit sadisme non seulement éducation viril disait­il ça forme les hommes ! Si bien qu'en 5° et 4° j'ai fait une angine par trimestre beurck le bleu de méthylène que la "gueun's" nous passait au fond de la gorge. Ensuite toilette à l'eau froide parfois tellement froide que les canalisations était gelées.

Pliage des literies les deux draps en lin rêche et les deux couvertures marron pliés etrangés et le polochon en travers, les corvées du casernement. Aller allumer le poël à charbon dans les salles de classe en le chargeant pour que le tuyau soit rouge à l'arrivé de Serisbif le prof de français qui balançait sa serviette en cuir et passait juste sa panse derrière le tuyau on était de bon "fumiste"

Rassemblement pour aller « au jus ! » (café = jus de chaussette, pain confiture ou fromage ou sardines) puis resonnerie de début des cours à 8h00.

 

Le sport était choyés: un plateau de sport avec une piste de 400m et un portique, un gymnase, une salle d'agrès et un terrain de foot

 

 

File written by Adobe Photoshop® 4.0

Ma 2° TM en janvier 1958 en tenue de sport

Je suis en bas le menton dans les mains, coincé par Djo

 


L'enseignement général :

Les professeurs de maths, français, histoire géographie, langues vivantes (anglais ou allemand), technologie et physique-chimie enseignaient 
dans nos salles de classes classiques exceptées pour les cours avec appareillages spécifiques : (chimie, projecteur geo).

Labo TP chimie                                          et l'amphi de physique chimie
De la cinquieme à la préparation aux Arts et Métiers nous avons eut de très bon professeurs.
Même si quelque uns n'étaient pas très doués dans une spécialité; 
la géométrie descriptive pour un prof de maths lui était si incompréhensible que c'était nous les élèves qui faisiont à tour de rôle le cour. 
On avait l'avantage d'avoir fait du dessin industriel qui nous donnait une bonne perception dans l'espace (on dirait en 3D maintenant)

L'enseignement technique:

L'enseignement technique: ajustage tournage, fraisage  ; se déroulait dans des ateliers spécialisés. De même, les spécialités automobiles, électricité industrielle avaient leurs salles. Les enfants de troupe ont été de bons manuels sachant, même pour les ingénieurs, se servir de leurs mains.

 

 

 

Ci-dessus les 5° (12 et 13 ans) à l'ajustage chez M. Pinson
Sur le tableau, la pièce à usiner, burinage, bédanage, sciage, perçage, taraudage et alésage
Le dessin est à reproduire sur le cahier d'ajustage.

 

Le sol en pavés de grès, la terreur pour les pièces que nous réalisons ne pas la faire tomber par terre.

Remarquez les caillebotis pour les plus petits, il nous fallait « pousser Caroline » de la lime d'Allemagne à la lime douce.

 

L'entracte de 12h00 à 13h30 : rassemblement à la sonnerie, rapport, distribution du courrier, des punitions et des corvées après déjeuner retour en chambrée, Le dimanche, il fallait faire les lits au carré !( voir ci-dessus la photo).

Reprise des cours, le 17h00 avec " Vinifruit " (la confiture dans un berlingot en plastique), chocolat ou même des sardines et la fin des cours souvent c'était un après-midi d'atelier ou de dessin industriel, trois fois dans la semaine.

 

                            Salle de dessin                                 et atelier tournage

                   L'étau limeur                                             et la forge

                   Moteurs et génératrices                                     et le soudage

De l'étude à la pratique : il n'y avait qu'un pas à franchir !

Ensuite études surveillées pour les devoirs, corvées de nettoyages des salles de classe, éteindre en hiver le poël avec de l'eau (ça sent les oeufs pourris H2S pour les chimistes) le nettoyer et vider les cendres, aller refaire le plein de bois et de charbon (faire un commando pour en piquer dans la réserve pour en avoir assez le lendemain rappelez vous l'hiver 54-55) puis rassemblement(à la sonnerie) et direction les réfectoires à 20h00. Retour en chambres avec appel pour vérifier que tout le monde est là et extinction des feux à 21h00 ; avec toujours la sonnerie des trompettes

C'était une vie « spartiate », mais nous avons appris rapidement à tirer profit de tous les petits moments libres.

Les cours, les exercices à l'atelier et les études surveillées nous prenaient bien 8 h00 dans la journée et cela 4 jours 1/2 de la semaine. Le jeudi jour de repos était réservé aux sports et ou aux corvées mais aussi dans l'après-midi direction le bois de l'Epau ou l'on pouvait s'éclater.

 

Les trompettes.

Je ne peux pas parler de l'EMPT sans parler des trompettes et de la musique de l'école.

Nous avions notre vie rythmée par les sonneries réglementaires de l'armée.

Les trompettes de cavaleries (3 élèves) nous réveillaient,

nous rassemblaient : pour les cours, pour les couleurs (le drapeau)

et nous couchaient.

Les sonneries étaient répétées 3 fois : une par bâtiment, à gauche, au centre et à droite.

Mais ce que nous attendions tous c'était le dimanche les sonneries fantoches à 6 trompettes et les jours de cérémonie en super fantoche à 12 trompettes. Ces jours-là-là, même des civils manceaux assistaient depuis la rue aux sonneries et les sonneurs avaient droit à leurs applaudissements qui s'ajoutaient aux les nôtres. Que c'était beau !

La musique.

L'école possédait une musique réputée qui participait à toutes les cérémonies de l'école :Les remises de fanions, couleurs, 11 novembre, la fête des écoles du Mans (avec la marche consulaire et grands espacements, les Manceaux nous applaudissaient).

Elle participa souvent aux ouvertures des 24h du Mans, au 14 juillet et à la nuit des musiques militaires à Paris les participants se rappellent la réception des Légionnaires qui ont une musique très connue.

 

 

 






La musique à la sortie de l'école (pour la carte postale: au fond à droite les badaux décontractés)

 

 

Les cérémonies

Remise du fanion de promotion

 

La cérémonie de 1958 :

remise du fanion à la 5° batterie devant toute l'école rassemblée

par le colonel de la gendarmerie du Mans.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les « 11 novembre »

le défilés dans la ville du Mans (en 1958 année scolaire 58-59) vers la place de la république

Remarquez le correspondant en bas à gauche

File written by Adobe Photoshop® 4.0

La garde au drapeau de ma promotion

File written by Adobe Photoshop® 4.0

La section bac MT et prépa A&M je suis tout là-bas derrière
et devant à gauche le moujik est fier en rang par 6  grands écartements et
la marche consulaire

 

File written by Adobe Photoshop® 4.0

Le peloton en armes de la 1° batterie derrière la garde au drapeau dans les défilés

 

Les distractions

La télévision n'existant pas à cette époque, nous avions en distractions organisées : le cinéma,  le sport, les promenades et les sorties.

Le cinéma

La salle de cinéma (la nouvelle) où se projetaient les films du cinéclub ; j'y ai vu et apprécié quelques chefs d'oeuvre : Alexandre Newsky (Serge Mikhaïlovitch Eisenstein), la bataille du rail  (René Clément), les visiteurs du soir  (Marcel Carné) etc. Le cinéclub était ouvert aux civils et quelques uns y étaient de fervents participants.

Nous y avons reçu les prix et tableaux d'honneur de fin d'année et leurs spectacles (les frères jacques, un prestidigitateur fin tireur à la carabine etc)

Avec les spectacles de Noël,  nous avions droit à la boîte de crottes en chocolat (une boîte avec l'insigne de l'école) que je ramenais à ma maman.

 

Parfois c'était au cinéma « Eden ?? » du Mans (Les 10 commandements), salle qui était équipée pour les effets sonores spéciaux et la cinémascopie.

La curiosité d'un moment

Un hélicoptère en panne sur le plateau de sport c'était un Djinn précurseur des Alouettes avec la particularité de n'avoir pas de rotor de queue la dérive gouvernail verticale placée dans le souffle de la turbine compensait le couple dû aux pales (à la fin de votre lecture nous vérifierons si vous avez bien suivi le cours ). Interdiction formelle d'aller sur le plateau !

 

Le club photo 

Émanation de l'adjudant Laurent, un des cadres ayant eut une vraie pédagogie, réunissait quelques fanas, j'y ai appris les rudiments de la photo et du traitement (développement négatif, tirage papier). Bien sûr à l'époque tout en noir et blanc, la couleur était hors de portée de nos soldes.

Deux lignes sur l'adjudant Laurent, cet homme 1,85m dans les 100kg, était respecté de tous. Dans les grandes classes suite à une petite bêtise faite (pas trop petite), il donnait rendez-vous au(x) responsable(s), le soir dans sa chambre. Distribution de gants de boxe et c'est à vous de lui prouver que vous aviez raison. On en sortait en général fier de lui en avoir mis un (souvent un seul ou pas du tout) et prêt à ne pas recommencer.

Ci-dessous ma classe de 2°TM

 

En classe pendant les temps libres : les jeux de société, belotes, tarots morpion, bataille navale, bombe à eau etcfusée avec heu heu n'estce pas Christian et Romain. Faire fondre les carreaux (du couloir on pense à l'hiver) avec un arc électrique ; mise à feu électrique des amorces de pistolet Spitlors de l'installation du chauffage central

 

 

 

 

 

 

Les sports

Le sport étant choyés à L'EMPT, nous participions à de nombreuses compétitions scolaires, handball, football, voley-ball et athlétisme. Nous étions craint des autres équipes du département sauf du Prytanée de la Flèche l'autre école militaire du département. Je vous ne dis pas l'ambiance lors des compétitions.

Les promenades

Les jeudis et dimanches, nous avions pour ceux qui ne sortaient pas, les promenades obligatoires le plus souvent vers le bois de l'Épau. L'aller et le retour se faisaient en rang, pas cadencés pendant les traversés de la ville ou plus suivant le bon vouloir de l'encadrement.

Les sorties

Le journal, le Maine Libre, informait les manceaux de nos sorties, il ne fallait pas nous perdre. C'est ça la célébrité !

 

 

 

 

 

 

 

Mon camarade Jacques Quenivet commente cette photo :

Photo intitulée : « 1° TM1 et 2, le 25 juin 1959 » , (photo originale en noir et blanc, taille : 54mmx78mm, provenant du même cahier d'écolier de l'EMPT où elle y est collée depuis.43 ans ! !)

Il s'agit d'une photo prise à l'occasion d'un voyage de fin d'année scolaire dans les « Alpes Mancelles », voyage au cours duquel nous sommes allés à Saint-Léonard des Bois, à la plage de l'étang de Sillé-le-Guillaume,cette photo est prise sur le côté de l'église de Fresnay sur Sarthe. ( Il s'agit d'une région que j'ai bien connue pour l'avoir parcouru en vélo, à l'époque où j'étais dans la Mayenne).

Noms des élèves en regardant la photo, la notion de. « rang » est. un peu .hasardeuse !!! :

Au 1er rang, accroupi

Rabouin Jacques, Costedoat Pierre-Jacques, Truchet Guy, Noël Alain, Guiot Christian, Charpiot Christian, Vulliez Jean-Claude, Dumange Daniel, Waymel Roland, Ambert André, Quénivet Jacques, Haton Jacques

Au 2ième rang

Debout et dont on ne le voit qu'en partie: Grigny Serge, puis recourbés ce sont : Govin Dany, Françoise Marcel, Ducret Gilles, Duriez Yvon, le brigadier-chef Trouvé (contingent), l' Adjudant-Chef Le Mesle (encadrement école), Lefeuvre Philippe , Montrocher Robert, Lemale Jean-Joseph, Guillon Jean-Claude, Vigneron Paul (ou Joseph ?), Delafoix Joël

Au 3ième rang

Le chauffeur de l'autobus de la S.T.A.O., Benois Jean, Patry Jean-Claude, Le Borgne Jean-Marie, Billaud Serge, Tournier Robert, Guibreteau Jean-Paul, Blanchard Louis, Vieillot Jean-Paul, Weiss Jean-Pierre,Thierry Yvon, Beaudon Bernard, Masson Alain, Foissey Jean-Pierre, Roussel Michel, Zys Romain

Au 4ième rang à partir de celui qui est debout sur la roue de la remorque et qui n'est autre que : Lavaux Maurice, Charbonneau Jean-Louis, Dubois Daniel-François, Prévot Michel, Cariou Christian, et debout à l'extrémité droite Martin Jean-Marie.

Parmi les élèves de 3ième TM1 et TM2, ne figurant pas sur cette photo : Courbet Jean-Claude, Couturier Alain, Marbaix Denis, Parent Christian.

Les sorties avec le temple protestant :

Faisant partie de la minorité protestante (une dizaine d'élèves) j'ai profité de quelques privilèges. Le premier est l'exemption des messes du père Max (aumônier catholique de l'école). N'ayant pas d'aumônier protestant c'était le pasteur du Mans (le pasteur Benoit) qui était en charge de notre éducation religieuse jusqu'à notre confirmation en 3° nous avions cathéchisme le jeudi soir avant le diner et " l'école du dimanche " le dimanche matin.

La communauté protestante était très active sur le Mans : une petite troupe d'éclaireurs unionistes (scouts), une chorale, et du théatre amateur. J'ai suivi avec plaisr ces trois activités et plus particulièrement les éclaireurs ou les deux dernières années en tant que chef de troupe (à 17 et 18ans, la majorité était à 21 ans à cette époque),  avec le fils du Pasteur (mon adjoint), nous avons organisé des camps d'été avec nos deux dizaines d'éclaireurs. Cela ne posait pas de problème pour les parents, au contraire ils étaient heureux de retrouver leurs gamins débrouillards et plus calmes au retour de camps.

La chorale et le théatre me permettaient de sortir en semaine pour les répétitions (les deux activités étaient mixtes comme à Metz).

La sortie du lundi de Pentecôte : c'était le piquenique culturel de l'année. Un érudit sarthois protestant faisait visiter aux 40 participants les demeures et propriétés anciennes de la Sarthe. Le pasteur arrivait à faire préter par l'école une camoinette bachée (Renault) avec un chauffeur du contingent qui nous conduisait en suivant le convoi ( en fin de convoi avec la poussière) sur les divers sites à visiter. Nous avons ainsi découvert de magnifiques chateaux et demeures cachés dans la campagne sarthoise avec en prime les " petites histoires du lieu". Cet érudit nous a fait aussi découvrir aussi le passé galloromain du Mans (Céloman) et donnait aux patrouilles d'éclaireures des objectifs de recherche hors du Mans; par exemple rechercher les traces d'une voie romaine ou d'un aqueduc c'était interressant et nous avons appris à bien lire une carte d'état-major.

Les 24h du Mans

Ceux de 1955 avec le drame Mercedes : nous y étions mais loin du lieu dans ce qui s'appele les tribunes populaires avec ses manèges et ses stands. Nous n'avons appris le drame qu'à la fin au moment du rassemblement et lors du retour en rang par le nombre d'ambulances qui nous croisaient.

En 1957 les éclaireurs unionistes ont reçu la mission de servir d'estafette entre la salle d'affichage officiel du classement et les stands ou la tribune de presse (on était juste en dessous). Le service durait les deux jours et la nuit. Le gros avantage, j'avais le badge de la bonne couleur, qui me permettait d'aller partout y compris dans les stands des concurrents.

Les derniers 24h suivis sont ceux de 1961 après j'étais à Angers mais c'est une autre histoire (livre 3 le gad'zart)

La dernière carte d'identité barrée de rouge pour autoriser à fumer

 

 

La devise de l'école : les valeurs enseignées auxquelles nous croyons toujours.

V.Hommage à nos professeurs

 

Professeurs de l'enseignement général 1960

(de gauche à droite)  

1 RANG

 M.ROBIEUX M.BOUZEAU Mme PLANTE M.BOURRIER Lt-Cl PLANTE M.RAIMBAULT M.LOUVEAU M.KIRCHE M.CHARLES

 2 RANG

M.FOURNIER M.SERUSIER M.DELAGE M.BARTHOMEUF M.RUIN M.LAUX M.LEDUC-ADINE

M.PRIBYL M.CHAUSSERIE-LAPREE M.SEGURET

3 RANG

M.CHEVE M.COUDERAT M.COUPARD M.DUBUISSON M.CHENOT M.MENAGER M.FRANCOIS M.MASSARD M.LANDAIS

4 RANG

M.LANCON M.ROCHEREAU M.GACHE M.BOULAY M.JANTZEN M.BOGUET M.DAVID M.PAGES

5 RANG

 M.DEJONGHE M.BOULARD M.BLANC M.FAUQUET M.VANNETZEL M.FOURCHET M.JACQUET M.LE BOLZER

 

Variation des effectifs, j'ai vécu les 1000 élèves en 1958 (octobre 1954 à juillet 1961)

Cadres de l'enseignement technique en 1960 qui nous ont appris le travail manuel sa valeur et sa fierté.

(de gauche à droite)

1 RANG

 M.MANCEAU M.CHAPART M.PEAN Cdt CRAHES Lt-Cl PLANTE M.FOURNIER M.CACOU M.GOULVENT M.CHENU

 2 RANG

 M.BURLOT M.DAVID M.GERMAIN M.GUILLOUX Adj/C CHEVOIR MDL/C DUFAURE Adj JOUBERT MDL/C DE PIZZOL M.BLOT M.DELPRAT M.GISBERT

3 RANG

 M.PINSON M.DRILLET M.HATTON M.GUILLOIS M.DUROX M.BIDAULT M.BALADOU M.BOURGOUIN M.HAAS

4 RANG

M.GUILLARD M.PEREZ M.ANVROIN M.GUEDO M.PINCON M.BLIN M.ROUSSEL M.SCEMAMA

5 RANG

M.DAVID.R M.GIRARD M.BOURRE M.FOURNIER M.GUERIN M.BARRE M.BIGOT

 

« Qu'ils en soient tous remercier pour les enseignements de qualités qu'ils nous ont donnés avec tant de ferveur et de persévérance. »


VI. En 1960 l'année du 2° bac MT

La dernière photo des camarades de classe

 

 

 

 

à suivre au livre 3..........